Ceci n’est pas un apéro (janvier- mars 2020)

L’objet du scandale

En quoi l’Olympia de Manet fut-elle scandaleuse en 1865? Pourquoi Niki de Saint-Phalle est-elle vue comme effrontée dans les années 60? Les ready-made de Duchamp firent-ils vraiment scandale de leur temps?

Autour d’un verre et de quelques grignotages, nous vous proposons d’explorer ces sujets et de questionner la notion de scandale dans l’art.

 DERNIERE DATE!  COMPLET              

– Jeudi 12 mars 2020 à 18h45Maisons du monde Hôtel & Suites, 2 bis, rue Santeuil à Nantes

Olympia la provocante par Diane Gouard 

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Les mini-conférences renversantes à Stereolux

En mars 2020, durant un grand week-end, Stereolux vous propose de tester des façons alternatives d’écouter de la musique, de comprendre la lumière, d’appréhender les lois de la physique, d’envisager le monde, ou encore de l’observer de plus près. IN·VISIBLE(S) est l’occasion de mêler concerts, performances, installations, conférences, exposition, blindtest… 

Kit Webster, <em>Enigmatica</em>

Stereolux invite à cette occasion les Têtes Renversantes pour 3 mini-conférences… renversantes! A cette occasion, nous nous proposons d’explorer la question du visible et de l’invisible dans l’art. Comment montrer ce qui ne peut se voir ? Est-il possible de faire de l’art qui ne se regarde pas ? Finalement, le rôle des artistes n’est-il pas de nous conduire aux frontières du perceptible et de brouiller les pistes ?

Nous vous entraînerons à la poursuite de la lumière, dans un jeu de cache-cache et dans la foulée du vent et des ondes telluriques en compagnie d’œuvres sensibles et inventives. Détails des trois conférences :

Et la lumière fût par Diane Gouard

Sans elle on ne voit rien… mais peut-on voir la lumière? Les photons sont des particules bien trop petites pour être observées à l’œil nu, impossible de les saisir non plus et rien n’est tangible dans la lumière. Et pourtant, nombreux furent les artistes à jouer avec les faisceaux de lumière pour focaliser notre attention sur d’autres objets. Rayons de soleil qui traversent les vitraux, spots électriques qui révèlent des angles de pièces ou tubes fluorescents qui clignotent dans des tunnels, tous ces aspects peuvent être exploités pour délimiter de nouveaux espaces. La lumière devient aussi une matière à maîtriser pour certains artistes. La brume la rend parfois tangible comme chez Anthony Mc Call, les fils de nylon ou les élastiques de Paul Friedlander ou de Ashley Fure et Jean-Michel Albert marchent très bien pour donner l’illusion de l’onde lumineuse, et les supports graphiques de Kit Webster ouvrent des vortex hypnotiques. Quand à James Turrell, il nous plonge dans des espaces colorés et lumineux dont les contours sont flous. Car tout cela n’est finalement que manipulation. On ne voit toujours pas la lumière elle-même mais on la devine grâce à la présence de supports ingénieux, réflecteurs et diffuseurs qui jouent avec nos sens et nos émotions.

Un jeu de cache-cache par Elodie Evezard

Camoufler pour mieux dissimuler son apparence, ses sentiments, son corps et disparaître aux yeux des autres. L’ingéniosité des artistes et leurs approches autour de l’optique permettent à l’homme ou à la machine de se confondre avec leur environnement. Pendant la 1ère Guerre Mondiale, les navires militaires sont habillés de lignes géométriques rendant ainsi impossible leur identification précise. L’art du camouflage disruptif s’inspire de l’esthétique cubiste et de l’art abstrait géométrique. Les peintres présents sur le front sont sollicités pour habiller les flottes de la marine. Si le camouflage peut revêtir des formes différentes, le résultat est toujours le même : tromper le regardeur. Longtemps jugé comme trop subversif le tableau de Gustave Courbet L’Origine du monde a été caché derrière une autre peinture. Les courbes du paysage inventées par André Masson reprenaient les courbes féminines. L’œuvre initiale est devenue invisible. Plus contemporain, l’artiste Liu Bolin, surnommé “l’homme invisible” joue avec le spectateur en se camouflant dans différents environnements. Il disparaît littéralement, son corps et son visage se fondent dans le décor. Par le jeu du camouflage, les œuvres de ces artistes apparaissent et disparaissent sous le regard stupéfait du public.

Le spectacle de la nature par Julie Legrand

Les sentiments et les sensations provoqués par l’observation de la nature sont des échappatoires lyriques aux artistes qui veulent fuir les turbulences de la société. A l’époque romantique, la contemplation d’un paysage composé de nuages et de montagnes permet à Caspar David Friedrich de se retrouver face à lui-même. Pour les impressionnistes comme Claude Monet, le paysage et les phénomènes naturels deviennent désormais l’objet d’une interprétation personnelle, émotionnelle et sensorielle de la réalité observée. Avec les moyens artistiques et technologiques du 20e siècle, la tentation était grande de faire ressentir physiquement un phénomène naturel. Veronica Janssens invite ainsi les spectateurs à plonger dans des brouillards artificiels et colorés, où la sensation de flottement et de perte de repère y est totale. Olafur Eliason reproduit lui aussi de grands phénomènes naturels, grâce auxquels il explore aussi les mécanismes de la perception et les conditions dans lesquels ils sont vécus. Avec des artistes comme David Bowen ou Kris Verdonck, il nous est donné à voir l’invisible de notre environnement naturel, le mouvement de phénomènes naturels (vent, onde tectonique)

Pour en savoir plus sur le week-end IN·VISIBLE(S) et découvrir la superbe programmation : stereolux.org

Rendez-vous le samedi 14 mars de 16h à 17h45.

Sur réservation, tarif 5 € les 3 mini-conférences, à réserver via stereolux.org.

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Cartes Cadeaux

Pour les fêtes de fin d’année ou pour toute autre occasion, offrez un apéro-conférence et faites découvrir cette manière décontractée de faire de l’histoire de l’art!

Une carte-cadeau est valable pour toutes nos activités « Ceci n’est pas…  » sur l’année à venir.

Le bénéficiaire n’a plus qu’à réserver l’activité de son choix à reservation@lestetesrenversantes.fr en indiquant le numéro de sa carte cadeau.

Attention car la carte cadeau ne dispense pas d’une réservation et ne garantit pas une place (l’inscription se fait dans la limite des places disponibles).

Tarif de la carte cadeau : 14€

Durée de validité : 1 an à partir de la date d’achat

Envoi possible directement chez le bénéficiaire

Pour profiter de cette offre il vous suffit de remplir le formulaire ci-dessous et de nous le renvoyer par courrier (Les Têtes Renversantes 15ter, rue de Strasbourg 44000 NANTES) avec le règlement. Nous vous ferons parvenir la carte cadeau dans les meilleurs délais.

Pour toute information supplémentaire contactez-nous : reservation@lestetesrenversantes.fr

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